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  • Laurent Guiraud

Nos émotions durant le confinement...

Dans cette période de confinement, il n'y a pas de bonnes ou mauvaises émotions à ressentir ou à exprimer ; Maintenant comme auparavant, vous avez le droit de ressentir de la colère, de la peur, un sentiment de panique, d'être dans l'incertitude et le doute ;

Tout autant que de ressentir du calme, de la sérénité, de l'amour et de prendre ce temps imposé comme une opportunité à l'apaisement, à l’introspection et à la recherche de soi, sans jugement. Je vous invite souvent à sortir du système de jugement de soi et des autres, mais je ne peux le faire à votre place.

Un temps, peut être aussi, pour se mettre à l'écoute de soi.

Parmi les gens qui vous entourent vous constatez, peut-être, l'effet anxiogène de cette situation improbable, incroyable mais il n'est pas nécessaire de tomber dans la panique, la peur, la terreur etc. ; Il n'est pas nécessaire de suivre votre ego, de suivre ce qu'il vous dicte, ni de croire en cette voix intérieure qui vous critique depuis si longtemps.

Vos émotions sont chahutées et vous vous retrouvez ballotté dans ce changement de mode de vie provisoire que nous subissons tous ; Vous aurez peut-être tendance à vouloir minimiser vos émotions et pourtant elles sont là, elles existent, elles vivent en vous ; Ceux sont vos émotions qui vous rendent humain et vivant.

Elles ont quelque chose à vous dire et je crois que le temps est venu de les accueillir plutôt que de les subir.

Cela ne signifie pas d’ignorer ni minimiser ce que l'on ressent (« c'est rien, c'est pas grave, je n'ai pas le droit de ressentir ça ») … d’ailleurs, sans faire de reproche c'est ce que nous faisons quelquefois en tant que parents…

Il n'est pas nécessaire non plus de s’auto-censurer avec des « je ne devrais pas me sentir comme ceci ou comme cela » ; ce système d'auto critique, nous amène aussi à nous juger sur ce qui est bien ou pas à ressentir « je suis faible de ressentir cela… » Mais bien vite vous allez vous rendre compte que ce fonctionnement est faussé, que ce système d'auto critique à ses limites ;

Alors notre esprit va vouloir prendre le contrôle de nos émotions : « il faut que je stoppe ceci, il faut que j'arrête de penser comme ça » . Tout ce fonctionnement là, ce n'est pas accueillir ses émotions ; S’accueillir avec bienveillance c'est accueillir ses émotions ;

Nous avons le droit d'être ému, bouleversé dans ce contexte mais dans notre vie « habituelle » également ;

Il faut se questionner sur ce que veut nous dire telle ou telle émotion, de quoi parle-t-elle ? Quel est son message ? Qu'est-ce qu'il y’a derrière ? Sans poser de jugement, sans mettre d’étiquette bien-mal. Rien.

Accepter de ressentir c’est accepter de vivre vraiment ;

Acceptez une émotion désagréable comme vous le faites avec une émotion agréable comme la joie par exemple. Nous ne sommes pas des statues de marbres, nos émotions nous traversent et nous rendent vivant, même si elles sont parfois dure avec nous.





Comme le disait Matthieu Ricard « il faut observer ses pensées, comme observer un oiseau qui passe dans le ciel et qui ne laisse aucune trace de son passage ».


Vivre ses émotions prend alors tout son sens et je terminerai par les mots d'une personne chère, sur l'instant présent et sur cette situation que nous vivons, sur le fait d’accueillir


ses émotions et de s’accueillir avec bienveillance : « on nous demande juste de nous aimer pleinement ».

A bon entendeur…